Informations sur les deux dirigeants Anshu Jain et Jürgen Fitschen et ainsi que sur les grands actionnaires de la DEUTSCHE BANK (Allemagne)

La DEUTSCHE BANK a été fondée en mars 1870. Elle s‚est étoffée au fil du 20e siècle pour devenir le géant financier qu‘elle est aujourd‚hui, entre autres par le biais de diverses acquisitions et fusions. Elle a joué un rôle déterminant dans le financement des deux guerres mondiales, dont l‘Allemagne est à l‚ori-gine rappelons-le, et dans celui de la propagation du régime fasciste de Hitler. A l‘apogée du national-socialisme, elle a participé à l‚aryanisation du pays. La banque a contribué au financement du camp de concentration de Auschwitz et a fait des profits sur les transactions sur l‘or du régime nazi. On ne doit l‚inculpation de l‘établissement financier devant le tribunal des criminels de guerre de Nuremberg qu‚à des interventions au plus haut sommet et dans le cadre de la politique émergente de la „guerre froide“.

De nos jours, la DEUTSCHE BANK est une société anonyme, siégeant à Francfort-sur-le-Main. Elle détient des succursales importantes à Londres, New-York, Singapour et Sydney. Fin 2012, la banque em-ployait plus de 98 000 personnes et affichait un bilan de presque 2,2 milliards d‘euros. Ce qui en fait le plus gros établissement de crédit allemand et la troisième banque au niveau mondial, compte tenu de son bilan . Du fait de son envergure internationale, elle décline l‚arsenal complet d‘activités bancaires et services financiers et connexes. D‚un point de vue du conseil de surveillance de certains états, cette palette d‘activités est considérée comme très critique et problématique, puisqu‚elle peut se traduire par des conflits d‘intérêts majeurs entre les différents secteurs d‚activités.

Avec une part de marché d‘environ 21 pourcent (données de 2008), elle a pignon sur rue dans le négoce des devises au niveau mondial. La banque met tout son poids dans la balance des investissements financiers, avec l‚émission d‘actions, d‚emprunts et de certificats. La société d‘investissement DWS Investments, une filiale à cent pour cent de la DEUTSCHEN BANK, avait en 1999 une part de marché de plus de 20 pourcent en Allemagne. Sur le secteur de la banque de détail en Allemagne, sa part de marché en 2010 était d‚environ 15 pourcents, chiffre intégrant la filiale Postbank. Dans l‘une des études publiées par l‚Ecole polytechnique fédérale (ETH) de Zürich, la DEUTSCHE BANK a été désignée comme la 12ème entreprise la plus influente sur l‘économie mondiale en 2011.

Pendant la crise financière démarrée en 2007, la banque a assuré sa pérennité sans soutien direct de l‚état. Parmi les acquisitions majeures de l‘entreprise ces dernières années, on compte la reprise de la compagnie d‚assurance vie Abbey Life, jusque là tenue par la banque anglaise Lloyds TSB (2007), l‘acquisition de Sal. Oppenheim (2009) et le passage en actionnariat majoritaire de la Deutschen Postbank (2010). Une procédure d‚enquête menée par les Etats-Unis contre la DEUTSCHE BANK, pour complicité de soustraction fiscale, a été suspendue contre paiement d‘une amende, fin 2010.

La banque est l‚une des grandes banques classées par le Conseil de stabilité financière (Financial Stability Board ou FSB) comme „institution financière d‘importance systémique“. Elle fait ainsi l‚objet d‘une surveillance particulière et d‚exigences plus strictes en matière de dotation en capital propre. En raison de l‘interdépendance des banques, un défaut d‚une institution pouvant entraîner celui d‘une autre, un tel défaut se voit affecter d‚un très haut niveau de mise en péril des marchés financiers internationaux. C‘est pourquoi à l‚instar de trois autres instituts financiers, elle se voit imposer un supplément de 2,5 points de pourcentage sur son capital propre par rapport au ratio de Bâle III.

Anshuman Jain, communément nommé Anshu Jain, est citoyen britannique d‘origine indienne. Après ses études en Inde et aux Etats-Unis, il travaille pour deux banques d‚investissement américaines et crée chez MERRILL LYNCH le service de gestion des fonds spéculatifs spéciaux, le tout premier de son genre dans ce secteur d‘activités. Il commence à travailler pour la DEUTSCHE BANK en 1995 à Londres. En l‚espace de cinq ans, pendant lesquels Jain occupe une fonction dirigeante dans les activités de banque d‘investissement de la DEUTSCHE BANK, son département est réputé avoir fait un bénéfice de 16 milliards d‚Euros net, après déduction de l‘ensemble des bonus. En gros, selon la WirtschaftsWoche, environ 50 pourcents du bénéfice global de la DEUTSCHE BANK en 2005 sont à mettre au compte du département de Jains. Fort de ce succès, conjugué aux bonus touchés par le manager, Anshu Jain arrive quasi systématiquement en tête du classement interne des rémunérations au sein de la DEUTSCHE BANK ces dernières années. Il devient de ce fait l‚employé le mieux payé d‘une société anonyme allemande. D‚après la revue eFinancialNews, il a été plébiscité en 2e position de son chart des „personnes les plus influentes“.

Suite à la crise mondiale des subprimes partie des Etats-Unis, des voix se sont élevées à l‘encontre de Jain au printemps 2008. La branche de la DEUTSCHE BANK AG (Corporate Banking & Securities) manifestement la plus prospère pendant des années, en tout cas jusque là, a dû faire face sous la direction de Jains à une perte avant impôt de 1,6 milliards d‚euros au premier trimestre 2008,suite à la dépréciation de plusieurs milliards sur des crédits finançant la reprise de diverses sociétés et à la chute dramatique des recettes. Sur l‘exercice de l‚année précédente, Jain et ses collaborateurs atteignaient encore un bénéfice de 2,2 milliards d‘euros. Jain a également été rendu responsable des fraudes mises en évidence dans le cadre de la titrisation d‚hypothèques risquées. En s‘appuyant des mesures d‚exécution forcée, la filiale de la DEUTSCHE BANK, la DEUTSCHE BANK NATIONAL TRUST a pu en toute impunité exproprier 1,4 millions de familles aux USA, entre autre avec l‘aide de documents falsifiés et de faux en signature. Dans le même temps, les opérations hypothécaires réalisées sous la responsabilité de Jain ont rapporté un bénéfice de plusieurs milliards à la DEUTSCHEN BANK.

Depuis 2009, Anshu Jain est membre du directoire de la DEUTSCHE BANK. Et depuis début juin 2012, lui et Jürgen Fitschen dirigent de concert ce directoire de la DEUTSCHE BANK. Ils succèdent ensembles à Joseph Ackermann, président avant eux et pendant de nombreuses années. Jain dirige le pôle banque d’investissement, ventes et trading ainsi que les transactions bancaires mondiales. En 2012, et à l‚instar de Jürgen Fitschen, il a touché une rémunération de 4,8 millions d‘euros. Sa fortune personnelle est esti-mée à environ 60 millions d‚euros.
Jürgen Fitschen, originaire d‘Allemagne du nord, a travaillé pendant dix ans pour la CITIBANK, avant d‚intégrer la DEUTSCHE BANK en 1986, d‘abord à la direction des affaires asiatiques. En 1993 il préside le comité de direction de la division des activités client et en 2001 il finit par accéder au conseil d‚administration du groupe, pour le secteur Corporate & Investmentbanking. Suite à un remaniement du directoire, en 2002, il intègre le groupe Executive Committee fonctionnant sous l‘égide du directoire. Il y est d‚abord responsable des activités client et à partir de 2004 il est à la tête du Regional Management à l‘échelle mondiale et du comité de gestion. Suite à une extension de la direction générale de la banque, Fitschen prend du galon en 2009 au sein du directoire, et en juin 2012 en devient conjointement le président. En décembre 2012, une information judiciaire est ouverte contre Fitschen pour présomption de fraude fiscale, en lien avec le négoce de certificats CO2. Il entre dans la critique publique au moment où il se plaint auprès du Ministre-Président du land de Hesse Volker Bouffier de la rafle réalisée dans ce contexte au sein de la DEUTSCHE BANK, qu‚il qualifie de calomnieuse. Depuis avril 2013, Fitschen est président de l‘Union fédérale des banques allemandes„.
Même s‚il a été remplacé depuis fin mai 2012 par Jain et Fitschen, l‘ancien président de la DEUTSCHE BANK, le suisse Josef Ackermann, n‚est pas en reste. En 1996, il entre directement au conseil d‘admi-nistration de la banque. De 2002 à 2006, il en est le porte-parole, de 2006 à 2012, il devient l‚unique président du directoire et du comité exécutif du groupe. Il est le principal responsable des décisions prises pendant cette période. L‘objectif publiquement affiché par Ackermann était d‚atteindre un ren-dement de capitaux propres de 25 pourcent. Pour atteindre cet objectif, tous les moyens luis étaient bon semble-t-il. A partir de 2004, il est l‘un des accusés du procès MANNESMANN, une affaire d‚abus de confiance en lien avec la reprise de l‘entreprise par VODAFONE. Le procès a été finalement sus-pendu contre le paiement d‚amendes. Sur la totalité de ces amendes s‘élevant à 5,8 millions d‚euros, Ackermann devaient s‘acquitter de 3,2 millions d‚euros. En cas de condamnation à une amende, l‘amende maximale aurait été de 3,6 millions d‚euros (720 jours amende à 5 000 euros chacun) et Ac-kermann aurait été fiché à vie avec des antécédents judiciaires.

Les accusations contre la DEUTSCHE BANK ainsi que les scandales dans lesquels l‘établissement et ses dirigeants sont impliqués, sont multiples. D‚une part, il s‘agit des pratiques commerciales et des activités propres à la banque, d‚autre part, du financement de pratiques douteuses voire dommagea-bles de diverses entreprises avec laquelle la DEUTSCHE BANK fait des affaires.

En avril 2013 un groupe de médias à caractère international a commencé à publier des informations sur les paradis fiscaux et les quelques 130 000 personnes et grandes banques concernées. D‘après des enquêtes menées par la Norddeutsche Rundfunk et le journal Süddeutsche Zeitung, la DEUTSCHE BANK, par le truchement de sa succursale basée à Singapour, a établi le siège de plus de 300 sociétés et trusts dans divers paradis fiscaux, pour une grande partie sur les îles Vierges britanniques. Sa filiale REGULA LIMITED apparaît dans de nombreux cas comme la société dirigeante. Selon les critiques, elle a permis la dissimulation de flux financiers, favorisant ainsi des actes potentiellement délictueux. La DEUTSCHE BANK n‚a pas souhaité communiquer sur le mandat de qui elle a agit et quel était ou est l‘objectif de ces sociétés. Ces établissements off-shore ont permis de dissimuler des opérations de blanchiment d‚argent, de fraude fiscale, de corruption. Dans l‘une de ses brochures, la DEUTSCHE BANK propose à ses clients sans aucune gêne la “création, la gestion et l‚administration„ de trusts, sociétés et fondations dans différents pays. Une collaboration étroite avec les conseillers juridiques ou les experts fiscaux des clients est mise en place dans ce cadre. La banque fait la réclame de ses prestations offshore sur le site web dboffshore.com. On peut y lire que le paradis fiscal de l‘île Maurice “offre un environnement neutre d‚un point de vue fiscal„. Selon le groupe, les effectifs de l‘officine locale sont passés de cinq à plus de 200 ces dernières années.

En 2012, on a su que de nombreuses banques, pendant de longues années, surtout entre 2005 et 2009, ont manipulé à leur profit et de façon routinière les taux de référence LIBOR et EURIBOR . Des manipulations visant à augmenter leurs bénéfices commerciaux. L‚enquête montre qu‘à elle seule, la DEUTSCHE BANK a fait ainsi un bénéfice de 500 millions euros sur l‚année 2008.

L‘ancien dirigeant de la Westdeutschen Landesbank, Ludwig Poullain, reprochait à la DEUTSCHE BANK d‚avoir participé abusivement, dans le cadre d‘hypothèques risquées, au financement d‚affaires échappant aux obligations économiques. Des paris à haut risque, qui ont permis à la DEUTSCHE BANK (et à d‘autres entreprises, dont JPMorgan Chase & CO) de toucher de hautes commissions et basés sur de fausses prévisions des taux d‚intérêt, sont à l‘origine de pertes qui se montent à des millions d‚euros pour des villes comme Hagen et Pforzheim, Würzburg, Neuss et Milan et des régions européennes dont la Toscane. Des montants qui ont tout bonnement mené à la ruine partielle des communes concernées.

La DEUTSCHE BANK est surtout montrée du doigt pour les iniquités commises au nom des profits de la banque et de ses actionnaires: l‘utilisation de ses fonds de matières premières et agricoles dans la spéculation sur les produits alimentaires et l‚accaparement des terres. Des malversations sur le terrain de la famine. D‘un côté, les spéculations sur les produits alimentaires génèrent une augmentation des prix des denrées dans les régions pauvres. De l‚autre, l‘accaparement des terres s‚identifie à la spolia-tion pure et simple des terres des populations autochtones par des entreprises désireuses de garantir leur sécurité alimentaire en produisant à l’étranger.
A l‘instar d‚un grand nombre d‘organisations non gouvernementales, l‚actuel rapporteur pour le droit à l‘alimentation aux Nations Unies Olivier de Schutter, succédant dans ces fonctions à Jean Ziegler, lauréat du prix ethecon Blue Planet , soutient que les extrêmes fluctuations de prix sur le marché alimentaire n‚ont pas grand chose à voir avec l‘offre et la demande et a blâmé la DEUTSCHE BANK en juillet 2012, entre autres pour sa responsabilité dans la hausse des prix des denrées alimentaires. Selon lui, les fonds spéculatifs et les banques ont compris que les tensions entre l‚offre et la demande sont prometteuses d‘augmentation des prix. Une promesse qui se tient d‚elle-même en misant d‘emblée sur des prix plus élevés. En d‚autres termes, lorsque des groupes financiers, tels que la DEUTSCHE BANK ou GOLDMAN SACHS misent sur une augmentation des prix, les matières premières agricoles se vendent également à des prix supérieurs. Dès que les prix flambent, les investisseurs veulent acheter plus et plus vite. Il s‘ensuit une panique créée artificiellement.

Les experts de l‚institut d‘études économiques allemand en sont également venus à la conclusion que de telles spéculations influencent de plus en plus sur les cours des marchés agricoles. Les hausses des prix calculées et avérées atteignent 20 à 30 pourcent. Les augmentations les plus faibles se tra-duisent, en particulier dans les pays en voie de développement, par une impossibilité des populations à s‚acheter suffisamment à manger, voire pas du tout. Alors que certaines banques ont cessé depuis de spéculer sur les denrées alimentaires suite aux pressions publiques, la DEUTSCHE BANK quant à elle s‘est contenté d‚une brève pause et a désormais repris de plus belle.

Les pénuries alimentaires sont également le fruit de politiques souvent douteuses menées surtout par des grands groupes, et surtout dans les pays en voie de développement et émergents, et qui portent sur l‘accaparement d‚immenses surfaces de terres agricoles, qui par voie de conséquence ne peuvent plus être cultivées par les petits paysans pour les besoins des populations locales et régionales. Ces groupes exploitent ces terres exclusivement pour les marchés des riches pays industrialisés. Sur place, la nourriture devient rare et chère. L‘implication de la DEUTSCHE BANK dans cet accaparement des terres, en termes de d‚exploitation et de financement, a été mise en évidence notamment au Cambodge et au Laos.

La DEUTSCHE BANK est également montrée du doigt concernant un fond de placement des plus cyniques. Un fond qui spécule sur l‘espérance de vie des êtres humains. Même l‚organe de médiation de la Fédération des Banques Privées considère cela comme inconciliable “avec nos valeurs sociales, en particulier le caractère inviolable de la dignité humaine, au cœur des nos principes établis„. Le db Kompass Life 3 est le plus morbide parmi les trois polices d‘assurance-vie pour lesquelles la DEUTSCHE BANK a rassemblé plus de 700 millions d‚euros auprès de petits porteurs. Normalement, de tels fonds font l‘acquisition d‚assurances-vie pour pouvoir sortir le montant de l‘assurance en cas de décès des souscripteurs. Mais le fond Kompass Life 3 de la DEUTSCHE BANK va encore plus loin : la banque a cessé d‚acheter de véritables polices d‘assurance et au lieu de cela a proposé à ses investisseurs des paris sur la durée de vie résiduelle d‚environ 500 personnes, qu‘une société de pistage, une “Tracking Company„, est chargée de contacter régulièrement. Si le produit se base sur des modèles complexes d‚actuariat, il fonctionne néanmoins selon un principe à la fois simple et macabre : plus les cobayes choisis par la banque meurent prématurément, plus l‘investisseur y gagne.

Citons encore les nombreux actionnaires qui se plaignent du déséquilibre entre le montant des bonus versés aux collaborateurs, surtout dans l‚activité de banque d‘affaires, et le montant des dividendes. En 2012, les quelques 98.219 employés de la banque ont été rémunérés à hauteur de 13,5 milliards d‚euros. Le bénéfice net déclaré régresse la même année de 85 pourcents pour atteindre 665 millions d‘euros. Mais simultanément, le montant de l‚ensemble des bonus versés n‘a baissé que de 11 pourcent – pour atteindre la coquète somme de 3,2 milliards d‚euros.

En novembre 2012, la DEUTSCHE BANK a supprimé la gratuité du compte courant pour ses très bons clients, une gratuité jusque là symbole du statut de ces clients fortunés. Dans un communiqué, la ban-que déclare vouloir “harmoniser„ tous les comptes et “supprimer à l‘avenir les conditions particulières, accordées par la passé au cas par cas". Le hic ici n‚est pas tellement la suppression de ces conditions très particulières, mais plus le fait qu‘elles aient été accordées jusque là - et justement à des clients qui peuvent sans aucun problème assumer la charge des frais concernés par ces conditions.
Les dirigeants de la DEUTSCHE BANK n‚ont aucun état d‘âme quand il s‚agit de faire des bénéfices au détriment de l‘environnement, du climat, des droits de l‚homme voire de la vie humaine. Le fait de s‘adonner au greenwashing, c‚est-à-dire de reverdir l‘image de la banque par une façade soit disant durable et écologique; frise le cynisme le plus total. La banque fait en effet partie des plus grands inves-tisseurs finançant sans vergogne l‚industrie du nucléaire, les barrages ou d‘autres projets de grande envergure.

La DEUTSCHE BANK fait des investissements désastreux pour le climat et l‚environnement dans l‘industrie du charbon. Des investissements qui ont permis l‚entrée en bourse du plus gros produc-teur mondial de charbon COAL INDIA , puis son accompagnement par la suite. Les mines de la compagnie sont situées sur des territoires qui flirtent avec les parcs nationaux en Inde, ceux-là même qui abritent les derniers tigres sauvages dont la survie est ainsi gravement menacée. La banque finance également des méthodes d‘extraction extrêmement dommageables, telles que le Mountaintop Removal (rasage de cimes), dans les Appalaches américaines, faisant l’usage massif d’explosifs pour raser les cimes des montagnes et dont les stériles partiellement toxiques sont en-suite simplement remblayés dans la vallée voisine. Une méthode qui permet encore une fois à la DEUTSCHE BANK de faire de juteux bénéfices.

Par ailleurs, des écologistes de la Fédération Sauvons la forêt ont dénoncé en juin 2012 l‚implication de la DEUTSCHE BANK dans l‘entrée en bourse de la compagnie Malaisienne FELDA, société de négoce d‚huile de palme et responsable de la déforestation des forêts tropicale. La banque a ainsi contribué indirectement au vaste défrichement de précieuses zones forestières. Une politique qui impacte directement et tout autant sur l‘environnement que sur le climat.

La catastrophe nucléaire japonaise de Fukushima ne semble pas avoir ébranlé le moins du monde les investissements de la DEUTSCHE BANK dans l‚énergie atomique. La banque a été jusqu‘à accorder des emprunts à l‚exploitant de la centrale accidentée de Fukushima, le groupe énergétique japonais TEPCO, dont les responsables se sont vus décerner le prix ethecon Black Planet Award 2011, – et ce même en ayant connaissance des malversations du groupe japonais (falsification de documents et réparations négligées). En outre, des entreprises comme AREVA ont obtenu des crédits pour leurs acti-vités d‘extraction de l‚uranium, extrêmement dommageable à l‘environnement et responsable des conditions sanitaires déplorables des ouvriers et populations vivant aux alentours des mines.

A coups d‚actions et d‘obligations, la DEUTSCHE BANK entretient également des relations d‚affaire avec le géant mondial de négoce des matières premières GLENCORE. La DEUTSCHE BANK est ainsi directement impliquée dans la longue liste de crimes et d‘abus contre les droits de l‚homme et du tra-vail, mais aussi contre l‘environnement, dans le cadre de l‚exploitation des matières premières.

La banque allemande fait également des affaires avec des entreprises de l‘armement et leurs fournisseurs – ne serait-ce que sous la forme d‚emprunts, de crédits ou d‘actions. Ces affaires concernent aussi des entreprises fabriquant des bombes à sous-munitions ou des armes nucléaires, des entreprises qui arment sans aucuns scrupules des états où les droits de l‚homme sont bafoués et les populations opprimées. RHEINMETALL, LOCKHEED MARTIN Co, voilà le type d‘entreprise d‚armement avec lesquelles la DEUTSCHE BANK fait allègrement de confortables profits.

Cette liste est loin d‘être exhaustive, l‚analyse critique de l‘ensemble des investissements réalisés par la banque avec l‚ensemble de ses relations d‘affaire est loin d‚être terminée. La DEUTSCHEN BANK et ses dirigeants ont fait jusqu‘ici d‚innombrables profits sans aucun égard à qui ou quoi que se soit. Un paradigme qui pourrait bien évoluer dans un proche avenir - et moins en raison de la crainte d‘une perte de prestige due aux scandales à répétition, que pour des raisons purement financières.

Au troisième trimestre de l‚exercice 2013, la DEUTSCHE BANK a accusé une perte de bénéfice énorme. Une perte due au fait que les réserves nécessaires pour couvrir les contentieux en cours ont du être augmentées d‘un milliard d‚euros supplémentaire, vraisemblablement dans l‘attente d‚un certain nombre de procès.

L‘un d‚entre eux a été annoncé presque immédiatement après la déclaration du financier américain de la construction FANNIE MAE de son intention d‘en découdre avec neuf grandes banques. Le financier de l‚immobilier a déposé plainte devant un tribunal fédéral de New-York contre les institutions bancaires, parmi lesquelles la DEUTSCHE BANK, réagissant ainsi au scandale des manipulations du Libor, à l‘origine de pertes d‚environ 800 millions de Dollars pour l‘entreprise américaine. D‚autres procès et actions en dommages et intérêts pourraient suivre.

Les responsables des décisions et des négociations menées par la DEUTSCHE BANK sont les grands actionnaires et la gente dirigeante. C‘est à eux qu‚appartient le groupe. Ils dirigent l‘établissement. Les atteintes massives à l‚intégrité physique des populations et la destruction de l‘environnement sont à mettre sur leurs comptes. Jusqu‚à la mort de nombreux être humains. Ils représentent non seulement un danger pour la paix et les droits de l‘homme, mais aussi pour la démocratie, l‚écologie et l‘humanité toute entière. Ils œuvrent exclusivement à leur pouvoir personnel et leur propre enrichissement. Ils foulent aux pieds toute notion de morale et d‚éthique et n‘ont que faire de voir notre planète sombrer peu à peu.

ethecon dénonce la contribution intolérable des grands actionnaires, des dirigeants Anshu Jain et Jürgen Fitschen ainsi que de l‚ensemble de l‘équipe de management, à la ruine et la destruction de notre pla-nète bleue, créant le risque d’en faire une Planète Noire. Ce sont donc Les responsables de la DEUTS-CHE BANK que le International ethecon Black Planet Award 2013 de ethecon - Fondation Éthique & Économie couvre de honte pour ce mépris effroyable de l'éthique humaine.

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