Justification d’ethecon - Fondation Éthique & Économie - pour le prix du déshonneur, l’International ethecon Black Planet Award
à Andrew N. Liveris, (PDG), James M. Ringler (Membre du Directoire) et des grands actionnaires du groupe chimique DOW CHEMICAL (USA)

Depuis 2006 ethecon – Fondation pour l‚Éthique et l‘Économie – décerne chaque année deux prix internationaux – l’International ethecon Blue Planet Award et l’International ethecon Black Planet Award.
L’International ethecon Blue planet Award récompense des personnes qui se distinguent par un engagement éminent pour la protection et la défense de l’éthique dans la tension entre éthique et économie et de cette façon luttent pour sauvegarder et sauver notre Planète Bleue.
L’International ethecon Black Planet Award stigmatise des personnes qui, dans la tension entre l‚éthique et l‘économie, foulent aux pieds de manière choquante l‚éthique humaniste et favorisent ainsi le processus de dégradation et de destruction de notre Planète Bleue, au risque d‘en faire une „planète noire“.
L’International ethecon Blue Planet Award et l’International ethecon Black Planet Award forment une unité, ce sont les deux faces de la même médaille. Tous deux reflètent l‚état de notre monde, rendent hommage à l‘engagement solidaire pour la protection de l‚environnement, la justice et la paix, dénoncent l‘égoïsme, la cupidité et l‚exploitation, invitent à s’engager et à organiser la résistance et le changement. Dans les deux cas, la Planète Bleue prend en compte toutes les dimensions du monde, vivant et non animé.
Suite à la procédure de recherche et de sélection pour les deux prix internationaux d’ethecon 2014/2015, le curatorium et la présidence d’ethecon - Fondation Éthique & Économie déclarent:
En complément logique du prix ethecon Blue planet Award et pour aller dans le sens des buts poursuivis par la Fondation, ethecon- Stiftung Ethik & Ökonomie stigmatise par le Prix International ethecon Black Planet Award des personnes qui, au croisement entre l‘éthique et l‚économie, foulent aux pieds de manière insigne les principes de l’éthique et mettent ainsi en péril notre Planète Bleue, qui comprend la totalité du monde vivant et inanimé.
Le Prix dénonce des personnes qui tirent notoirement profit de la guerre, de l’exploitation, des violations des droits humains, de la destruction de la nature et de ma misère sociale et sont donc, volontairement ou non, des forces qui participent activement à ces évolutions dévastatrices. Ils agissent sans nul égard, uniquement pour s’enrichir personnellement. Ce sont eux qui font naître le risque pour notre Planète bleue de se transformer en Planète noire.
Le Black Planet Award stigmatise ceux qui foulent aux pieds la morale et l’éthique et acceptent de faire de notre Planète bleue une Planète noire si cela sert leur recherche de puissance et de profit. Ils font preuve de ce qu’on appelle communément l’égoïsme et le manque d’égards. Ce sont eux qui méprisent et profanent le germe fragile de l’éthique.

Les lauréats déshonorés par l’International ethecon Black Planet Award, c’est ce petit nombre de puissants qui vont à l’encontre des intérêts de l’humanité dans un monde où toute décision, toute évolution sont de plus en plus commandées par le seul profit. Ils jouissent de nombreux privilèges, sont inclus dans de puissants réseaux, et courtisés. Toujours en sécurité et bien protégés, ils deviennent de plus en plus des autocrates qui ne sont soumis à aucune loi ou juridiction. Et pourtant c’est à cause d’eux que l’humanité subit les guerres, l’exploitation et la destruction de l’environnement.

Ceux qui reçoivent personnellement ce prix déshonorant représentent tous ceux qui mettent en péril la « Planète Bleue » et sont la cause de sa dégradation en « Planète noire’ . Leur stigmatisation doit servir à tous les autres de mise en garde et d’exemple à ne pas suivre.

En toute logique, le Black Planet Award entend donc être chaque année un appel à une mobilisation en faveur de la paix, de la justice et de la protection de l’environnement, ainsi qu’à la résistance au bellicisme, à l’exploitation et à la destruction de l’environnement. Il entend sensibiliser le grand public et l’inviter à être vigilant, dévoiler les tenants et les aboutissants ainsi que les responsables et renforcer la résistance à la guerre, la destruction de l’environnement et l’injustice.

Tous les ans en février un appel lancé dans le monde entier invite à proposer des nominations à l’ethecon Black Planet Award Un processus de désignation solide permet ensuite de faire le choix des lauréats, publié en août au plus tard.

Le prix International 2014/2015 va à Andrew N. Liveris, (PDG, Président du Conseil d‘administration, actionnaire), James M. Ringler (Membre de la Présidence et de la commission de vérification des comptes) et aux grands actionnaires du groupe chimique DOW CHEMICAL.
La décision du curatorium et du Comité directeur d’ethecon s’appuie sur des dépêches et des faits connus du public, certains depuis plusieurs années, des informations recueillies par des journalistes du monde entier, des documents accessibles au public, des enquêtes réalisées par des instances gouvernementales et des organisations environnementales de divers pays, et surtout sur le matériel réuni et publié par DOWCHEMICAL lui-même. Il est à peu près sûr que notre décision aurait pu être encore plus conséquente et documentée si nous avions disposé de toutes les informations, y compris celles qui sont inaccessibles ou dissimulées, en interne ou ailleurs, voire ont été éventuellement détruites.

Sur la base des informations exposées ci-dessus, Andrew Liveris, PDG; Président et Président du Conseil d‚Administration, James M. Ringler, Président, Membre du Directoire et Membre de la Commission de vérification des comptes, de même que les grands actionnaires du groupe chimique DOW CHEMICAL (USA) reçoivent l’International ethecon Black Planet Award 2014/15 en raison de leur responsabilité dans d’innombrables abus et crimes commis au nom du profit. Citons quelques exemples:
DOW CHEMICAL a repris en 2001 le producteur de pesticides UNION CARBIDE. C‘est donc sur eux que retombe la responsabilité de la catastrophe industrielle la plus grave de l‚histoire, qui s‘est produite dans la ville de Bhopal, en Inde, comptant à l‚époque près d‘un million d‚habitants. James M. Ringler, était alors membre du Directoire de UNION CARBIDE , son mandat et son siège en font donc l’un des responsables directs de la catastrophe.
En 1984, l‘usine de pesticides d’UNION CARBIDE à Bhopal a explosé, libérant un nuage toxique qui s’est aussitôt répandu sur les quartiers surpeuplés entourant le site. En l‚espace de quelques jours, 8.000 personnes sont mortes directement par intoxication, à ce jour plus de 20.000 personnes sont décédées des suites de la catastrophe, et plus de 150.000 sont devenues malades chroniques. Aujourd‘hui encore, la troisième génération est contaminée et la population, comptant beaucoup de jeunes et d‚enfants, continue de mourir. Les produits toxiques n‘ont jamais été enlevés, ils contaminent le sol et polluent les nappes phréatiques et les eaux de surface. Même les hôpitaux pour soigner les victimes ont dû être construits aux frais de la population et se financer d’année en année par des dons. Si UNION CARBIDE a abandonné les populations touchées par la catastrophe, ne les a jamais indemnisées en conséquence et n‚a rien fait pour améliorer la situation sur place, DOW CHEMICAL, qui a entièrement repris UNION CARBIDE, récuse toute responsabilité juridique, ne fait rien pour atténuer les conséquences de la catastrophe et n’apporte à la population de Bhopal aucune aide ou soutien.
De même, les dirigeants de DOW CHEMICAL ne se considèrent pas responsables des souffrances toujours vives de la population civile vietnamienne, conséquences du déversement de produits toxiques sur le pays pendant la guerre. DOW CHEMICAL comptait parmi les producteurs du défoliant connu sous le nom d’agent orange et d‘une substance à base d‚essence, le napalm. Les bombes au napalm et l’agent orange étaient utilisés sur de vastes surfaces, sans tenir compte de la population civile. En 1966 DOW CHEMICAL avait livré au total 4.550 tonnes de napalm. Entre 1961 et 1971 l‘armée américaine a répandu 90 millions de litres de ce désherbant sur le Vietnam et sur certaines zones du Laos et du Cambodge. La dioxine hautement toxique qu‚il contient a causé à ce jour environ 3 millions de cancers et des malformations congénitales jusque dans la génération actuelle (la 3ème).
Les agissements de ce groupe chimique, guidés uniquement par la recherche du profit, se perpétuent aujourd‘hui. L‚amiante hautement toxique est interdite depuis longtemps. Cela n‘empêche pas DOW CHEMICAL de continuer à l‚utiliser dans la plus grande usine de chlore d’Europe, à Stade. DOW CHEMICAL est la seule usine en Europe, qui fonctionne encore avec une dérogation particulière. Celle-ci devrait être caduque en 2017, mais DOW CHEMICAL demande de la prolonger jusqu‘en 2025, acceptant ainsi consciemment d‚esprit les risques potentiels pour la santé et l‘environnement
Financement de partis pendant les élections, fraude fiscale, destruction de l‚environnement, soutien aux manipulations génétiques ou contamination radioactive, falsification des mesures, manipulation de prix ou corruption - DOW CHEMICAL est impliqué dans d‘innombrables crimes contre l‚humanité et l‘environnement. Dès la fondation de l‚entreprise en 1897, les risques ont été structurels avec la production du brome, halogène très toxique extrait de la saumure. La pollution radioactive qui eut lieu entre 1953 et 1975 près de Denver, la contamination par la dioxine du fleuve Tittibawasee au Michigan depuis les années 80, et maintenant la négligence avec laquelle sont effectués les essais sur les plantes et les semences génétiquement modifiés, entre autres à Kaua’i (Hawai’i), l’emploi de l‘amiante à Stade (Allemagne) ainsi que son rôle de premier pollueur de l’eau au Texas offrent seulement quelques exemples des crimes les plus connus du groupe. Depuis que les USA ont établi en 2004 la liste des 100 premiers pollueurs atmosphériques dans le cadre d’une évaluation des risques de santé chroniques (Toxic 100 Air Polluters), le groupe figure régulièrement aux premières places. La coopération économique de DOW avec l‚armée US illustre bien le bellicisme du groupe. Parallèlement, DOW CHEMICAL mène en bateau l‘opinion publique en sponsorisant les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2012, afin de redorer son blason social et écologique.

Pour choisir de stigmatiser Andrew N. Liveris et James M. Ringler (Membres du Directoire) ainsi que les grands actionnaires du groupe chimique DOW CHEMICAL (USA), le curatorium et le Directoire d’ethecon s’appuient aussi expressément sur la proposition de Charte des droits humains comprenant « la santé, la sécurité et les droits environnementaux des travailleurs et des communautés humaines » du Tribunal permanent de peuples ainsi que sur la Charte des droits de l’homme des Nations unies.

Le curatorium et le Directoire d‚ethecon déclarent que:
Andrew Liveris, PDG, Président du Directoire et du Conseil d‘Administration, James M. Ringler, Membre du Directoire et de la commission de vérification des comptes ainsi que les grands actionnaires de DOW CHEMICAL (USA) sont responsables au premier chef des décisions et des agissements de la firme. C‚est à eux qu‘appartient le groupe. Ce sont eux qui le dirigent. Ce sont eux qui sont comptables de la ruine de la santé humaine et de la destruction de l‚environnement à grande échelle, et même de la mort de nombreux êtres humains. Ils constituent un danger non seulement pour la paix et les droits humains, mais aussi pour la démocratie, l‘écologie et l‚humanité tout entière. Ils agissent en vue d’accroître pouvoir personnel et richesses privées. Ils foulent aux pieds la morale et l‘éthique et ne reculent pas devant la dévastation de la planète bleue.
ethecon estime que les agissements d’Andrew Liveris et James M. Ringler ainsi que des grands actionnaires du groupe chimique DOW CHEMICAL (USA) contribuent de façon choquante à la ruine et à la destruction de notre Planète bleue. C‚est en raison ce mépris effrayant et de cette violation de l‘éthique humaine qu’ethecon – Fondation pour l‚Éthique & l‘Économie a décidé de décerner aux responsables de DOW CHEMICAL le Prix International ethecon Black Planet Award 2014/2015.
Le Prix International ethecon Black Planet Award 2014/15 sera remis à Andrew N. Liveris, James M. Ringler ainsi qu‚aux grands actionnaires du groupe chimique DOW CHEMICAL en même temps que le Prix International ethecon Blue Planet Award 2014/15, décerné à Tomo Križnar, au cours d‘un gala officiel qui se déroulera à Berlin. La date sera communiquée ultérieurement.

Berlin, Journée internationale de la Paix, 21 septembre 2015

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Pour en savoir plus :
Tanja Brouwers
Gérance
Fon: +49 (0)211 - 22 95 09 21
eMail: tb@ethecon.org

ethecon
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eMail aks@ethecon.org
Internet www.ethecon.org

On ne conjurera pas les catastrophes écologiques et sociales qui nous menacent sans élaborer et mettre en œuvre de nouveaux modèles socio-économiques, respectant l’environnement et la dignité humaine. La Fondation pour l’éthique et l’économie travaille avec dans une perspective d’avenir et avec une vision à long terme, bien au-delà de la nouvelle génération.

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